Les contraintes générées par la mise en place des frais réels sur les populations des chantiers (et les validateurs SB) seraient de nature à remettre en cause l’efficacité et la compétitivité du secteur.
Il est évident que cette nouvelle politique impactera directement la productivité des équipes qui devront produire systématiquement les justificatifs de leurs dépenses.

Des impacts importants sur les personnels :

  • Gestion compliquée des tickets et factures sur des missions de longue durée dans des pays et des environnements pas forcément adaptés : repas pris sans tickets dans les distributeurs sur sites, carte bleue non acceptée, etc…
  • En cas de “missing receipt” / déclaration sur l’honneur : litiges possibles et potentiellement bloquants lors du retour de mission, entrainant des retards de remboursement pour les personnels
  • Nécessité de sortir du site pour prendre un repas avec facture => 2h aller/retour minimum entre le trajet, le repas et les formalités d’accès
  • Temps d’inactivité supplémentaire si obligation de prendre une douche et de changer de vêtements en application du règlement REACH (Chromate, composite, santé et sécurité). Par ailleurs, dans ce cas, la Part 145/M1 impose de reprendre les 3 étapes qui précèdent la coupure pour valider la progression du chantier
    => Perte de temps, retard, frustration des personnels

Des risques pour le secteur et Airbus :

  • Image d’Airbus vis-à-vis du client dégradée lorsque les personnels quitteront chaque jour le chantier pour une longue pause déjeuner
  • Allongement de la durée totale du chantier (pour les raisons évoquées ci-dessus) => Augmentation du prix de vente de la prestation dans un secteur déjà soumis à forte concurrence (MRO) et/ou réduction de la marge.

Autant de raisons qui font que la Direction doit revoir sa copie sur ce sujet !

C’est ce que nous ferons valoir demain vendredi 22 février lors de la réunion dédiée à ce sujet et organisée à la demande de FO.

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